Burundi : miser sur les métiers pour préparer l’avenir des jeunes

 

A l’occasion d’une rencontre organisée le jeudi 5 mars 2026, la Directrice Exécutive de CREOP-Jeunes (Création des Opportunités Pour les Jeunes), Ndayishimiye Lydie, a lancé un appel fort : soutenir la jeunesse en la formant aux métiers est essentiel pour garantir l’avenir du pays.

 

Cette réunion a rassemblé des responsables de centres de formation professionnelle et des entrepreneurs locaux autour d’un objectif commun : développer les compétences techniques des jeunes Burundais et faciliter leur insertion dans le monde du travail.
Selon Ndayishimiye Lydie, l’enjeu est clair :
« Si la jeunesse n’est pas accompagnée et intégrée dans les métiers, le pays risque bientôt de manquer de professionnels qualifiés. »
Un programme pour rapprocher formation et emploi.
Au cœur des discussions figurait le projet « UMWUGA-AKAZI », mis en œuvre depuis 18 mois par CREOP-Jeunes en partenariat avec l’organisation Spark, avec l’appui financier de l’Union européenne.
Ce programme vise à renforcer les compétences professionnelles de plus de 1316 jeunes. Parmi eux :
876 jeunes auront l’opportunité d’effectuer des stages professionnels ;
74 jeunes ont déjà pu accéder à un emploi permanent
Les organisateurs ont invité les chefs d’entreprises et les responsables d’ateliers à ouvrir davantage leurs structures aux jeunes pour des stages et des formations pratiques, considérés comme une étape essentielle vers l’emploi.

De son côté, Nsengiyumva Avit Directeur General Responsable de L’EFTP , représentant du ministère de l’Éducation dans le secteur de la formation professionnelle, a salué les initiatives des organisations partenaires qui œuvrent pour former, accompagner et insérer les jeunes dans les métiers.
Il a également souligné les réformes engagées par l’État dans l’enseignement professionnel :
20 % de formation théorique,
80 % de formation pratique,
afin de mieux préparer les apprenants aux réalités du marché du travail.

Tous les participants ont insisté sur l’importance de valoriser les métiers techniques et artisanaux pour soutenir le développement économique du pays.
Former une jeunesse qualifiée est perçu comme une condition essentielle pour atteindre la vision d’un Burundi émergent et prospère à l’horizon 2040-2060.